les armoiries du pays Basque

Cambo

Cliquez pour agrandir l'imageCAMBO LES BAINS  /  KANBO  (Labourd)

" D'azur au lion d'or à la bordure componée de gueules et d'or "

Ces armes ont été adoptées en 1932 ; elles furent celles de la maison noble Luro, à la différence que dans ces dernières le lion était passant au lieu de rampant. Luro (ou Lure) cité en 1456 et 1505, existe toujours au Bas-Cambo.

La paroisse de Cambo est désignée à l'origine sous le vocable de Sansa ou Sance, du nom de la plus ancienne maison noble, Azantza, citée à  Cambo en 1170.

En Pays  Basque, le terme " cambo " accompagne le nom de certaines sources minérales, généralement ferrugineuses. Ainsi, trouve-t-on Cambo- ithurria à Sumberraute, Cambo-ura à Beyrie, Méharin, Iholdy, Cambo-xilo à Béhorléguy, ou Gamburia à Hasparren.

Outre Azantza, les autres maisons nobles de Cambo étaient : Agerreta (citée en 1505), Donapetri (en 1505), Jauretxe (en 1505), Kurutxaga (en 1249), Luro (en 1456), Ney (en 1505 ; qui d'après R. Poupel, succédera peut être à Usia), Urdazki (en 1505), Urkudoy (en 1249), Usi (en 1186), puis plus tardivement Etxegoien.

L'antique paroisse comprenait trois quartiers : le quartier de l'Eglise, Basseboure (au-delà des thermes jusqu'à Paxkaleku) et La Place qui correspondait au Bas-Cambo actuel. Les domaines agricoles s'affichaient, au quartier de l'église, autour des plus anciennes maisons nobles : Azantza, Kuruxaga, Usia ou Urkudoy. L'activité de La Place, autour de Luro et Agorreta, s'articulait autour du port et des moulins à forge de Olha et Olhaberria, ceux à grains de Luro et Maitena (Eihera Zahar aujourd'hui disparu) et les pêcheries. La Place était-elle effectivement le centre de vie primitif de la paroisse ?  On peut le penser car, jusqu'au XVIII° siècle,  les assemblées capitulaires  se déroulaient au départ de la Route des Sept Chênes, au Bas-Cambo, avant de rejoindre l'église du plateau. Le moulin de Luro appartenait par moitié à la communauté ; elle sera vendue en 1799 pour rembourser une dette. 

Devant l'inexistence de réseau routier (ou son mauvais entretien lorsqu'il existe), l'essentiel des échanges commerciaux s'effectue par voie fluviale. Du port de Cambo, près de Pouttorena et Portua (aujourd'hui disparue), étaient acheminés vers Bayonne : canons fabriqués à Baïgorry, laines de Navarre, meules à moulins de Bidarray et Louhossoa et des bois d'Iraty, qui descendaient la Nive par flottage. Dans l'autre sens, on transportait surtout les produits alimentaires : vin, grains, farine, sucre ou poissons. Les chalands à fond plat, de10 à 12 mètres de long, portaient entre 2 à 5 tonnes. Si la descente de la Nive ne posait pas de problème, il en était tout autrement pour la remontée. Les effets de marée étaient inopérants au-delà d'Ustaritz ; le trajet-retour se terminait à la rame ou à la perche, avec les difficultés que l'on imagine. Il fallait deux heures pour rallier Bayonne, mais sept heures étaient nécessaires pour remonter la Nive jusqu'à Cambo. En 1769, il sera envisagé la construction de chemin de halage depuis Ustaritz, mais on en débattait encore en 1869.

L'administration envisageait dès 1760, de créer un port à Haurtzain et d'aménager la Nive en vue de prolonger sa navigabilité jusqu'à Itxassou.  Salvat Diharce (1723-1794), seigneur de Luro, capitaine au régiment de Labourd, s'opposera durant de longues années à ces projets. Il avait obtenu en 1768 l'autorisation d'établir une pêcherie à hauteur du moulin. La rivière était donc entravée sur sa largeur de nasses disposées en épi, qui piégeaient le poisson, mais qui empêchaient toute navigation en amont du port de Cambo. Salvat Diharce ne cèdera devant la pression simultanée de l'administration, de l'assemblée paroissiale qu'en 1782 ; les nobles s'étaient également joints à cette démarche : Pierre Diron, seigneur de Usia, Louis d'Etxegoien-Labiaguerre, Jean de Saint Martin, seigneur de Urkodoia, Dominique Berouet, seigneur de Donapetri,  Joannes Haramboure, maître de Francessenia.

Sur les conseils du professeur Grancher son médecin, Edmond Rostand, s'installe à Cambo en 1900, il construira Arnaga en 1903. A eux deux , ils attireront de nombreuses personnalités à Cambo, dont Léon Blum, Sarah Bernhardt, Mm Poincaré, Pierre Loti et le grand musicien Isaac Albeniz, mort à Cambo en 1909.
L'histoire des Thermes de Cambo se perd dans la nuit des temps ; c'est au XIX° siècle que cette activité fut concédée par la commune. Malgré une fermeture d'un demi-siècle au XX° siècle, elle est actuellement en plein essor.

La commune verra l'éclosion de nombreux grands champions de pelote, le plus célèbre d'entre eux fut Joseph Apesteguy, dit Chiquito (1881-1950), joueur de légende.

L'église Saint Laurent est une des plus belles églises du Pays Basque ; elle bénéficiera des largesses de la reine Marie Anne de Neubourg, lors de ses deux cures dans la cité en 1728 et 1729.  En 1824 et durant un an, Michel Garicoits est  curé de Cambo, avant sa nomination au séminaire de Betharram ; c'est lui qui créera la Confrérie du Sacré Cœur, reconnue par Rome en 1825, à laquelle adhéreront une vingtaine de paroisses basques.

Dans les armes communales, le lion est l'emblème seigneurial par excellence, il évoque force et courage, mais, comme roi des animaux, il est  aussi symbole de domination. La bordure est certainement une brisure.
  

Came

Cliquez pour agrandir l'imageCAME  (Pays de Gramont)
               
               
" Ecartelé au 1 de sinople à un épis de maïs d'or feuillé du même ; au 2 d'or à une chaise de sable ; au 3 d'or à une  rivière cousue d'argent en fasce soutenant une barque voguante de sable et au chef nuagé d'azur ; au 4 de sinople à une gerbe de blé cousu de sable "
               
Entre 1010 et 1167, dans le cartulaire de Saint Sever, la paroisse Saint Martin de Came verse les dîmes à l'abbaye de Sorde ; que la paroisse ait déjà une église avec son saint patron montre qu'il existait déjà une vie collective, organisée sans doute dès le X° siècle.
               
Came (qui englobe Sames à l'origine) semble se développer vers la fin du XI° siècle, des défrichements sont entrepris, quelques cabanes sortent de terre. Ces opérations ont le don de déchaîner la colère des voisins  béarnais qui utilisaient ces terres et ces bois, au même titre que les paroissiens de Came. D'après Marca, à trois reprises, les Béarnais détruiront  les nouvelles constructions ; il faudra toute l'autorité du vicomte de Béarn pour ramener le calme chez les Béarnais. Cette vallée de la Bidouze, sera rapidement convoitée par les vicomtes du Béarn et les seigneurs de Gramont et Came présentait un intérêt économique évident avec son port. On pouvait remonter la Bidouze jusqu'à Came, le village devenait ainsi le débouché naturel du Béarn occidental, d'une partie de la Soule et de la Basse Navarre. Depuis le port de Came on exportait les vins de Jurançon, le sel de Salies,  du jambon du pays, des brebis de la vallée d'Aspe. On importait des barils de  poisson salé (harengs, morues, sardines), des épices, de l'huile… Les bateaux utilisés furent sans doute  la galupe ou la  gabarre, très ressemblantes, longues de 14 à 30 mètres, affectées uniquement au transport fluvial ; elles étaient manœuvrées à la rame
               
Vers 1193 Raymond Arnaud de Came, devient vicomte d'Arberoue après son alliance avec Bertrande de Sault, héritière de la vicomté. Arnaud Raymond II de Gramont, seigneur de Gramont, Bergouey, Bidache,  devint seigneur de Came et Sames après avoir épousé vers 1372, Agnès de Came. La seigneurie de Came ne quittera plus la suzeraineté des Gramont jusqu'à la Révolution.
               
En 1479, Came, Sames, Saint Pée et Léren sont érigées en baronnie au bénéfice de Roger de Gramont qui était capitaine au Château Vieux de Bayonne.
               
En 1563, est installé à Came le Sénéchalat de Gramont, cour de haute justice de la Souveraineté de Bidache. Ce Sénéchalat semble avoir fonctionné simultanément au château de Came et à la Grand Maison (acquise par les Gramont) au quartier " la Ferrerie " jusqu'en 1790.  Le château de Came abritait aussi une prison.
               
Les barthes ou terres basses, seront progressivement aménagées, digues, canaux de drainage, nécessiteront des travaux collectifs importants.  On cultive de l'avoine, du froment, le maïs apparaît vers 1670. L'élevage des porcs, ovins et bovins, se fait en libre parcours sur des terres communes, concédées par le  duc de Gramont contre un cens annuel.
               
Le pays de Bidache possédait une forte tradition chevaline. Il s'agissait de la race " navarraise ",  étalons espagnols et  juments béarnaises
               
Au XIX° siècle, le village s'est tourné vers la confection des meubles, notamment la chaise ; aujourd'hui, 7 à 8 artisans, employant une quarantaine de personnes perpétuent cette tradition.
               
Dans ces armes communales, le 1 et le 4 (maïs et blé) évoquent les cultures dans les terres basses. Le 2 est pour l'artisanat de la chaise qui fait la renommée de Came. Dans le 3 on reconnaît la Bidouze, le port et une gabarre pour le transport de marchandises. Il est regrettable que ces armes ne respectent pas, les règles héraldiques.
   

Chéraute

Cliquez pour agrandir l'image CHERAUTE / SOHÜTA  (Soule)

" Ecartelé aux 1 et 4 d'or au pin de sinople  terrassé du même et un  loup de gueules passant derrière le tronc de l'arbre ; aux 2 et 3 de gueules au lion d'or ; sur le tout de sable au lion regardant d'argent "

Ces armes communales sont celles  des Bela qui deviennent seigneurs du domec de Chéraute en 1525 ; les  seigneurs de Chéraute, potestat de Soule, sont connus au XIII° siècle.

D'après P. Haristoy, les Bela sont d'origine navarraise, ils sont issus du lignage des Velez (ou Belez qui se transformera en Bela) de Medrano. Ils étaient parents avec les seigneurs de Lacarre et apparaissent en Soule au début du XVI° siècle ; Garcia de Velez de Medrano épouse en 1525, l'héritière du domec de Chéraute.
                               
André de Bela qui obtient en 1679, l'érection de la seigneurie de Cheraute en baronnie.

Dans cet écartelé des Bela, le 1 et le 4 dérivent apparemment des armes des Velez de Medrano. La branche aînée des Velez de Medrano porte une croix fleuronnée d'or. Mais  Joan Velez de Medrano, d'une branche cadette porte séparément dans ses armoiries,  un loup et un palmier, qui s'est transformé en pin. Dans le 2 et le 3, figurent le lion d'or qui est des Johanne, famille de Mauléon, dont la fille Catherine épousera Gérard de Bela. Sur le tout, le lion d'argent est pour le domec de Chéraute. Ces armes où figurent le blason du lignage d'origine navarraise et le blason familial de son épouse, furent sans doute composées après le mariage de Gérard de Bela au XVI° siècle. 

Gratian de Bela (Belez s'est transformé en Bela), fils de Garcia de Velez de Medrano,  épouse vers 1543 la fille et héritière d'Arnaud d'Ohix , bailli de Mauléon  ; Gratian de Bela deviendra syndic du Pays de Soule en 1553 . Il  était le fils de Garcia de Belez, qui deviendra Bela.
                               
Les Bela posséderont la baronnie de Chéraute jusqu'à la veille de la  Révolution. Jean Baptiste de Bela-Chéraute (1727-1799), baron de Cheraute, est reçu aux Etats de Soule en 1757 pour le potestat d'Espes qu'il tenait sans doute de sa grand-mère ; il épousera en 1769, Dorothée de Lafutzun de Lacarre, fille cadette de Henri de Lafutzun, baron de Lacarre et de Françoise de Saint Martin.

Le pin, est attaché au culte des morts, il veille sur les corps, à l'instar des cyprès qui ornent nos cimetières. Le loup évoque les guerriers, ancêtres mythiques, sur lesquels le pin veille. Le lion est l'incarnation de pouvoir, de  justice et en corollaire d'orgueil et de domination. Mais dans l'écu sur le tout, quartier principal de ces armes, le lion regardant en arrière perd son arrogance.
   

Ciboure

Cliquez pour agrandir l'imageCIBOURE / ZIBURU  (Labourd)

" Coupé d'argent et d'une mer haussée d'azur, au cheval gai passant contourné d'argent  brochant sur le fût au naturel  d'un chêne écimé  de sinople, fruité d'or et posé sur une terrasse cousue de sinople ; le chêne est accosté de deux vaisseaux  au naturel celui de senestre flottant sur la mer et celui de dextre brochant sur la mer  "

Ces armes ont été adoptées en 1991 ; elles sont issues d'un sceau de 1591. Si l'on ne connaît pas l'origine de ce sceau, on est tenté de la rapprocher de l'une des branches cadettes des Haraneder, riches armateurs installés à Ciboure au XVI° siècle.

Ciboure (comme Hendaye et Biriatou) faisait partie d'Urrugne ; elle devint autonome en 1574 par décret royal. Cette émancipation ne sera effective qu'en 1603, après diverses procédures juridiques imputables aux Urtubie, car ceux-ci s'estimaient propriétaires des terres affectées à la nouvelle paroisse de Ciboure ; ils revendiquaient en outre le droit de patronage,  la collecte de la dîme, et l'utilisation des terres communes. L'important développement de la pêche hauturière, et les profits qui en découlaient, justifiaient les prétentions des Urtubie.

Ciboure abritait de nombreux bourgeois, notamment les branches cadettes des Haraneder, riche armateur de Saint Jean de Luz et très proches du roi de France.

Très vite Saint Jean de Luz tentera d'absorber la nouvelle paroisse en 1615 " le nom de Saint Jean de Luz est connu de partout au lieu que celui de Soubiboure ne l'est presque de personne, il y aurait importance réelle à faire union de ces deux lieux sous le nom dudit Saint Jean de Luz " Les relations entre les deux paroisses furent exécrables, les affrontements fréquents ; les deux paroisses se disputaient le contrôle et les profits du port de la Nivelle, où accostaient les navires et dont les quais abritaient les chantiers de construction, les entrepôts et les divers ateliers. Pour tenter d'apaiser les tensions, on installera un couvent des Récollets en 1613 sur l'île sur la Nivelle, entre les deux villes.

La pêche fut l'activité principale de Ciboure ; les marins basques en chassant la baleine qui avait déserté nos côtes, découvriront l'île de Terre Neuve. Ils y découvriront la morue, poisson jusqu'alors inconnu ; déjà en 1578, des établissements de conditionnement de la morue existaient en Terre Neuve. 

Au XVII° siècle, après le traité d'Utrecht, la France perd ses possessions de Terre Neuve et de la baie d'Hudson, les Anglais s'installent et repoussent les pêcheurs basques. Le port de Saint Jean de Luz-Ciboure entre en récession. Heureusement la pêche côtière à la sardine se développe vers 1750 ; elle régressera vers 1950. A la même époque, naît la pêche au thon. 

Il y avait un hôpital Saint Jacques à Ciboure, près de la Croix Blanche. La première église, à usage militaire, se situait à de Bordagain, la tour faisant office de clocher ; l'église actuelle fut construite bien plus tard.

Le fort de Socoa fut fortifié au XVII° siècle, c'était une redoute à l'origine. Cet ouvrage était conçu pour faire face à une attaque maritime, qui ne vint jamais…Durant la révolution et les guerres Carlistes, le fort fut occupé par une garnison.

Dans ces armes communales, la mer et les navires évoquent la pêche et le commerce maritime ; le chêne la force et l'immortalité. Le cheval apparaît peu en héraldique ; il est par contre omniprésent en sigillographie où il est associé à la chevalerie et à la noblesse. Cette relative absence dans l'héraldique pourrait être due, selon M. Pastoureau, à la connivence et à la complicité séculaire de l'homme et du cheval ; le cheval n'est pas un animal comme les autres. Comme un compagnon, il participe à l'activité humaine et il en subit les mêmes vicissitudes. Il y a peu, l'homme ne pouvait se passer du cheval, que ce soit pour labourer sa terre ou l'accompagner à la guerre. Dans certaines mythologies on enterrait le cheval avec son maître. Sans harnachement, il n'est pas guerrier ; il symbolise la noblesse, non pas de caste, mais celle faite de grandeur, de courage et de générosité. La position contournée du cheval s'explique par son origine sigillographique.

    

Domezain Berraute

Cliquez pour agrandir l'imageDOMEZAIN - BERRAUTE  / DOMINTXAINE - BERRUETA  (Soule)

" Ecartelé aux 1 et 4 de gueules au faucon essorant d'argent ; aux 2 et 3 d'argent au lion de gueules "

Ces armes, ont été adoptées par la commune en 2003. Ce sont celles des seigneurs de Domezain ; le faucon a parfois été remplacé par un aigle.
                               
Espagnol de Domezain est cité au XII° siècle. Vers 1440, par alliance, les Domezain deviennent aussi seigneurs de Beyrie, Caresse et Auterive..
               
Isabeau de Domezain, héritière des biens des Domezain, épousera en 1541, Jean de Montréal d'Urtubie, qui périt  en 1562 devant Lectoure.  En secondes noces,  elle s'allie en 1572 Jean de Gamboa d'Alzate de Garro, seigneur de Garro. Isabeau  deviendra l'héritière des Domezain-Moneins au décès de son frère aîné Valentin de Domezain.

Dans ces armes communales, le lion de gueules évoque le pouvoir et la domination. Dans l'Egypte ancienne, le faucon  était un attribut royal.  Il possède une symbolique similaire à l'aigle. Quoique souvent opposés, le lion et l'aigle (ou le faucon), sont des emblèmes de pouvoir.

Les paroisses de Domezain et de Berraute ont été réunies en 1842.
   

Espelette

Cliquez pour agrandir l'image ESPELETTE  /  EZPELETA  (Labourd)

" D'argent au lion  de gueules "

Ce sont les armes des seigneurs d'Ezpeleta, installés en Labourd vers 1249 ; elles furent adoptées par la commune en 1997.

Les Ezpeleta, originaires du village de même nom en Navarre, seront très tôt au service du roi de Navarre. En 1408, ils seront possessionnés par le roi de Navarre Charles III de la vicomté de Valderro (val d'Erro), juridiction de Aioz, située à proximité du Pays de Quint ; le bénéficiaire fut Beltran d'Ezpeleta. Ils posséderont une maison noble à Ossès.

Les Ezpeleta prenaient le titre de seigneur d'Ezpeleta, de Gostoro (qui deviendra Souraide en 1789) et d'Amotz (quartier qui sera rattaché à Saint Pée sur Nivelle en 1789) ; ces deux derniers territoires étaient donc des fiefs. Ezpeleta fut érigée en baronnie, avec droit de haute, moyenne et basse justice en 1462 par le roi de France Louis XI, en faveur de Jean II d'Ezpeleta, vicomte de Valderro. Jean II d'Ezpeleta fut tué en 1471 par les partisans de la maison de Beaumont.

Les Ezpeleta, furent souvent déchirés entre les rois de France et d'Espagne. Bertrand II d'Ezpeleta ayant combattu la France dans les rangs espagnols, Richelieu en 1637, confisque la baronnie d'Espelette ; les habitants du village en profitent sans doute pour régler leurs comptes avec leur seigneur ; ils rasent le château seigneurial ; mais ils se verront condamnés à verser 25000 livres pour la reconstruction de l'édifice ; cette dette ne sera acquittée qu'en 1670. Par adjudication, les paroissiens  acquirent en 1707, le château et les droits seigneuriaux qui y étaient attachés.

La baronnie d'Espelette ayant été confisquée, c'est le duc Antoine de Gramont qui en  fut possessionné. Mais Juliana Enriquez, petite-fille et héritière de Barbe d'Ezpeleta, contestera cette décision et elle obtint en partie satisfaction en 1690.  Après transaction, elle récupèrera le château, ainsi que les terres et les droits directement attachés audit château, mais le reste des biens restent au duc de Gramont. Juliana Enriquez décède  sans descendance en 1694. Par adjudication, les paroissiens  acquirent en 1707, le château et les droits seigneuriaux qui y étaient attachés. Détail piquant, la communauté possédant des biens nobles, leurs jurats porteront le titre de " barons ". La communauté comptait 300 feux (1800ha) en 1721. En 1789, lors de l'Assemblée du Pays de Labourd, la paroisse d'Espelette était représentée par trois délégués.

L'église Saint Etienne, son clocher-tour et son retable sont du XVII° siècle. Espelette est aussi la patrie du père Armand David (1826-1900), missionnaire en Chine et du cardinal Etchegaray, premier cardinal basque.

Les armes communales d'Espelette ont repris les armoiries des Ezpeleta. Le lion, symbolise la domination, la  puissance et le pouvoir.

   

Garindein

Cliquez pour agrandir l'imageGARINDEIN  /  GARINDAÑE  (Soule)

La commune de Garindein a adopté en 2007 un emblème original. Il s'agit d'une iconographie peinte sur parchemin; elle  est l'œuvre du calligraphe Michel Larroche. Cette œuvre  n'est  pas  de conception héraldique ; elle utilise comme support une stèle funéraire au disque en forme d'écu, et qui reprend  quelques thèmes et symboles  souletins.

La grande  rosace centrale renferme sept médaillons sur lesquels apparaissent: un pèlerin de Saint Jacques, deux acteurs de pastorale, l'ancienne église du village et trois animaux, un coq, une fouine et un renard,  reproduits ici, mais qui  sont sculptées sur le  linteau de pierre de la maison Arokaña. 

A l'extérieur de la rosace centrale, s'enroulent un lion présent dans les armes des vicomtes de Soule,  un " txixtulari " et  quatre fleurs de lys.

La stèle est surmontée d'un aigle, qui ornait le sceau des rois de Navarre ; en arrière plan est posé le mythique pic d'Orhy, gardien du Pays de Soule.

Garris

Cliquez pour agrandir l'imageGARRIS  /  GARRUZE  (Basse Navarre)

" D'argent à trois sangliers de sable "

Ces armes sont celles des seigneurs de Garris. La commune de Garris, portait déjà ces armes en 1845 ; date de la compilation de l'Armorial de Basse Navarre par Vital Genestet de Chairac. 

Garris, était un carrefour compostellan important, pour les pèlerins  en provenance de l'abbaye de Sorde ; il suffit de constater l'imposante bâtisse de " Pelegrina ".

L'église Saint Félix de Garris et la dîme qui s'y rattache, appartenait à Espagnol de Labourd et à son cousin Arnaud de Laguinge. Espagnol, fils du troisième lit de Fortun II Sanche, vicomte du Labourd, tenait ces biens de sa mère, belle-sœur du seigneur de Laguinge en Soule, qui avait épousé le vicomte de Labourd vers 1090.

Garris faisait partie des " bonnes villes royales ", en compagnie de Saint Jean Pied de Port, Larceveau, Saint Palais et Labastide Clairence. Ces villes déléguaient leurs propres députés aux Etats de Navarre.  C'est à Garris que se tenaient généralement les Cours Générales de Mixe ; elle fut la capitale de ce Pays de Mixe, avant d'être supplantée par Saint Palais vers la fin du XIII° siècle. Les femmes accusées de sorcellerie, vouées au bûcher, étaient brûlées sur la place du marché de Garris.

L'ancien château féodal des seigneurs de Garris n'existe plus ; il se situait sur la colline Turuna (turon);  c'était une position stratégique qui commandait l'entrée en Basse Navarre. Mais Garris abritait aussi un autre château, à l'emplacement de la mairie actuelle, mais celui-la était une possession du roi de Navarre qui fut construit lors de la création de la ville neuve vers 1235. Il était commandé par un capitaine nommé par le roi de Navarre. Le capitaine de Garris, participe aux premiers Etats Généraux de Basse Navarre en 1522.  Le château royal de Garris  fut détruit en 1514 par  Sandoval, au service du roi Ferdinand d'Aragon, qui devait annexer la Navarre en 1515.

Dans les armes communales, le sanglier était sacré pour les Celtes. Il représentait l'autorité spirituelle du druide, la connaissance et la sagesse. On peut ajouter le courage dont fait preuve le sanglier ; il ne connaît aucun prédateur naturel dans la forêt. 

    

Guéthary

Cliquez pour agrandir l'image GUETHARY  / GETARIA  (Labourd)

" Coupé d'argent et d'une mer haussée d'azur, chargée d'une baleine contournée d'argent surmontée d'une barque  d'or équipée d'une voile de gueules brochante sur l'argent, la barque est  montée par six pêcheurs au naturel : quatre ramant, un à dextre contourné, un à senestre harponnant la baleine debout ; le tout accompagné d'une falaise au naturel mouvante du milieu du flanc dextre et sur laquelle se tient un guetteur de sable "

Ces armes ont été adoptées par la commune  en  1991.

Guéthary, (Catari en 1193) est sans doute née d'un peuplement de Guillaume Raymond de Sault, vicomte de Labourd au XII° siècle. Guéthary faisait partie de Bidart. Selon M. Goyenetche, Guéthary  est érigée en paroisse en 1580, cette érection n'est effective qu'en 1633 ; mais la présence de la paroisse au Biltzar du Labourd de 1567, témoigne que son autonomie était reconnue dans les faits, bien avant son officialisation.
Guéthary, comme ses voisines, était tournée vers la pêche à la baleine, côtière et hauturière, puis  plus tard la pêche à la morue. Les deux paroisses de Bidart et Guéthary utilisaient le même port de Parlementia, surmonté de la tour de guet Koxkenea, équipée d'une cloche pour rameuter les marins.

Le peuplement de Guéthary fut dans un premier temps assez rapide, car lors de l'enquête diligentée par Colbert en 1683 recensant le nombre de pinasses (navires de pêche ou de commerce), Guéthary en comptabilise 17, Bidart 19, Biarritz 15. Le nombre de marins était de 85, soit 15% de la population, le plus fort pourcentage des villages côtiers.

En 1984, à l'occasion de terrassements sur les terrains de la SNCF, outre une stèle romaine, deux bassins juxtaposés furent mis à jour. On crut qu'il s'agissait de fours à huile de baleine (on faisait fondre la graisse de baleine et on l'utilisait entre autres pour l'éclairage), mais, après étude de la datation,  on pense qu'il s'agirait plutôt d'un équipement de salaison de l'époque romaine.

Guéthary, s'équipera de ses Bains de Mer en 1840 ; ces bains thérapeutiques, étaient en grande vogue au XIX° siècle ; Biarritz avaient les siens dès 1830, Saint Jean de Luz les aura en 1843.

Guéthary, abrite dans son église le mausolée de Mgr Mugabure, enfant du pays et archevêque de Tokyo.

Dans les armes communales, la barque équipée de rameurs, la baleine harponnée et le guetteur scrutant l'arrivée des cétacés, évoquent bien évidemment la pêche côtière à la baleine. 

    

Guiche

Cliquez pour agrandir l'image GUICHE  / GIXUNE  (Pays  de  Gramont)


" Coupé au 1 de gueules à une construction, couverte en appentis le tout d'or, à un large escalier de six marches du même convergeant vers une ouverture de gueules grillagée de sable,  à un étage soutenue par quatre piliers toujours d'or ajouré de sable ; au 2 d'azur à une onde d'argent en pointe brochante sur une barque flottante et contournée du même  au chef d'argent chargé  de quatre arbres de sinople futés au naturel rangés en fasce "

Ces armes ont été adoptées par la commune  en 2001.

Guiche, située à l'embouchure de la Bidouze, devint très tôt un port de marchandises sur la Bidouze, en relation étroite avec la Basse Navarre et ce, à l'abri de l'imposant  château des seigneurs de Guiche. La pêche dans l'Adour, était une autre activité économique essentielle ; les premiers hameaux d'habitation s'implanteront naturellement à la Bourgade, près de l'Adour.

La pêcherie de Guiche, eut à faire face à l'expansionnisme bayonnais, qui prétendait contrôler à des fins économiques bien sur, toute les activités sur l'Adour, jusqu'au Bec du Gave. Les Bayonnais n'hésiteront pas à incendier le château de Guiche en 1257 ; il sera reconstruit par Pées d'Albret en 1351 siècle.  Mais le roi d'Angleterre Henri IV, freinera la volonté d'hégémonie des Bayonnais en accordant le péage de Guiche à Charles de Beaumont, seigneur de Guiche.

Les premiers seigneurs de Guiche sont connus dès 1070 avec Sanche I Fortum, issu des vicomtes de Labourd .
En 1444, le roi d'Angleterre érige Guiche en baronnie (Urt, Briscous et Bardos en faisaient  partie), au bénéfice de  Louis II de Beaumont. Vers la fin de la guerre de Cent Ans en 1449, le château de Guiche est pris par Gaston IV de Béarn qui combattait pour le roi de France.

Guiche fut  rattachée à la maison de Gramont en 1534, elle ne la quittera qu'en 1763, pour réintégrer le Biltzar du Labourd.

Le château de Guiche fut détruit en même temps que celui de Bidache en 1523, par le prince d'Orange ; il fut reconstruit par Corisande d'Andoins, comtesse de Guiche.

Outre la seigneurie, il y avait à Guiche une abbaye laïque, citée Labadie en 1340. Un différent surgit entre le capitaine du château de Guiche et Augustine de Bessebat, dame de Labadie qui se plaint d'avoir été spoliée du quart de la dîme. Jean de Labadie, seigneur de Labadie, sera néanmoins capitaine du château de Guiche vers 1620. Antoine de Salha de Bardos, est seigneur de Labadie à la veille de la révolution. Labadie fut incendiée en 1852 ; elle  se situait au bourg et l'église actuelle devait en faire partie, car lors d'une rénovation en 1760, étaient inscrites les armoiries de Labadie. Une chapelle primitive existait à la Bourgade, sans doute à proximité du château.

Dans les armes communales, la construction décrite est l'ancienne mairie ; la mairie actuelle a été construite vers 1970. Ce pittoresque bâtiment, surplombant l'entrée au cimetière, abritait sous l'ancien régime, les assemblées paroissiales réunissant les maîtres de maisons ; ces réunions se déroulaient à l'issue de la messe dominicale. La barque est une galupe, embarcation à fond plat, qui servait au transport des marchandises. Les arbres sont pour les barthes, parfaitement mises en valeur.
   

Halsou

Cliquez pour agrandir l'imageHALSOU / HALTSU  (Labourd)

" Parti au 1 d'or au lion de gueules tenant dans sa patte dextre un dard péri en barre du même ; au 2 d'azur à l'aulne arraché d'or "

Ces armes ont été adoptées en 2001.

Halsou était un quartier de Larressore. En 1506, une fille d'Uhaldea, maison noble de Halsou située de l'autre côté de la Nive, se noie dans la rivière en se rendant à l'office religieux de l'église de Larressore ; plusieurs décès de ce genre avaient déjà eu lieu par le passé. Le seigneur de Uhaldea se propose de bâtir une chapelle près de sa propriété avec l'accord du curé de Larressore. L'évêque de Bayonne approuvera la constitution de cette nouvelle paroisse en 1512. L'église Sainte Marie porte la date de 1506 ; le clocher est du XVIII° siècle.

Dans ces armes communales, on trouve le lion labourdin et l'aulne  traduit la toponymie de Halsou, (venant de " haltz ") signifiant en basque " lieu où abonde l'aulne ".
    

Hasparren

Cliquez pour agrandir l'image HASPARREN / HAZPARNE  (Labourd)

" D'azur à une croix ancrée d'or chargée en abîme d'un cœur de gueules "

Autour de l'écusson, une guirlande de feuilles de chêne.

Ces armes sont citées pour la première fois en 1931 par J. Meurgey et sont inscrites dans l'armorial des villes dans les années 50.

Avec 77 Km², Hasparren est, après Larrau, la plus étendue des communes basques ; sa superficie représente près de 10% de l'ensemble du Labourd, dont près du 1/3 en terres communales. Hormis le bourg, la commune compte onze quartiers.

Au Moyen Age, l'habitat se développe d'abord autour des deux châteaux seigneuriaux Sault Vieux (Zaldu zahar à Labiri près d'Urruñaenea) et Sault Neuf (Zaldu berri à Celhay, dont les ruines sont toujours visibles).

Du temps de la présence romaine, Hasparren devait être un centre de population important ; en  témoigne la pierre gravée en latin, datant du II° siècle, découverte en 1665 lors de travaux  de rénovation de l'église.

Hasparren est dénommée Ahezbarrene en 1247, Hesperene au XIV° siècle, puis Hasparetz au XVII°  siècle ; l'appellation dans sa forme actuelle n'apparaît qu'au XVIII° siècle. Elle se situait sur l'important axe transversal Bayonne-Saint Jean le Vieux par  Irissarry. Cette route suivait l'actuelle route des Cîmes, et se prolongeait par Celhay ; dans ce quartier, se trouvait une " Ospitalia " qui accueillait les pèlerins de Compostelle.

Les armes d'Hasparren sont issues de celles de la congrégation des Missionnaires Diocésains qui portaient  " Parti d'azur et de gueules à une croix latine ancrée d'argent chargée en abîme d'un cœur enflammé de gueules ".

Cette congrégation des Missionnaires Diocésains, qui n'était pas soumise à la règle, s'installe à Hasparren en 1823 (à Landaburua), ils  y resteront jusqu'en 1975. Quelques-uns de leurs membres fonderont l'abbaye Notre Dame du Sacré Cœur  de Belloc en 1875. Les Missionnaires installent les Filles de la Croix à Hodienea en 1834. En 1841, le collège Saint Joseph ouvre avec les Frères des Écoles Chrétiennes. Ils construisent un hospice (actuels bureaux du collège technique) en 1844, pour quelques pauvres ; en 1845 les Servantes de Marie s'installent dans le bâtiment annexe de Landaburua. Le calvaire est réalisé en 1890. Enfin l'actuelle chapelle du Sacré Cœur est bénie en 1933.

Hasparren a eu la particularité d'abriter deux maisons seigneuriales, toutes deux issues des Sault. Durant trois siècles, les Sault figurent parmi les plus importants seigneurs labourdins. Ils sont originaires de Sault sur Luy en Béarn ; la succession de cette terre entraîne  une guerre fratricide et Arnaud I de Sault se retire en Labourd et épousera Marie Bertrand, fille du vicomte de Bayonne (et du Labourd), qui le dotera d'importants biens fonciers à Hasparren.

Il construit Sault Vieux vers 1135. Son fils Guillaume Raymond de Sault, héritera des vicomtés de Labourd et d'Arberoue vers 1192. Il fut le dernier vicomte de Labourd après que Richard Cœur de Lion, lui ait racheté tous ses droits en 1193. Le château de Sault Vieux fut endommagé ou détruit lors de l'incursion en Labourd de Thibaut I, roi de Navarre, vers 1243 ; il sera reconstruit vers 1273.

Marie Bertrand de Sault, petite-fille de Guillaume Raymond hérite de Sault sur le Luy (qui deviendra Sault de Navailles du nom de son mari) et d'une terre improprement désignée " baronnie de Navailles " (également du nom de son mari). Elle  épousera en 1250 Garcie Arnaud de Navailles,  grand baron béarnais.

Ladite baronnie de Navailles, se situait à l'emplacement de  l'actuel couvent des Bénédictines de Belloc. Cette seigneurie contrôlait le port sur la Joyeuse, aux portes de Labastide Clairence, le seul que possédait Hasparren. L'importance stratégique de ce port, explique à lui tout seul la présence de cet appendice de terre, qui tel un coin, s'enfonce en plein pays " charnegou ". Les habitants de ce quartier (La Cote) seront d'ailleurs souvent en conflit avec l'assemblée paroissiale d'Hasparren, ils refusaient l'imposition commune.

Pierre Arnaud I de Sault, oncle de Marie Bertrand, seigneur de Sault, devint seigneur de Saint Pée par alliance vers 1190 ; il fut doté par le roi de Navarre de la terre de Cibits en Ostabarret ; ses descendants seront seigneurs de Irumberri, Haitze et Sault-Cibits.

La seigneurie de Sault Neuf apparaît vers 1250 ; elle naît d'un partage des terres de Sault entre les deux fils de Pierre Arnaud II. Zaldu Berri est construit vers 1289. A cette même époque, ils acquerront sans doute Miots à Villefranque. Les seigneurs de Zaldu Berri détiendront le bailliage du Labourd entre 1337 et 1449. La branche aînée s'éteint avec Sauvat de Sault Neuf qui devient seigneur d'Urtubie, après son mariage avec Domilia Martinez, dame d'Urtubie en 1415. Sault Neuf passe alors chez les Urtubie-Montréal ; la terre de Sault sera érigée en baronnie en 1654.

Les Haspandars, plus que d'autres, acceptaient mal la tutelle seigneuriale des Sault. Les droits seigneuriaux de Sault Vieux  seront acquis par la  communauté d'Hasparren en 1574, sans doute au prix d'un endettement  pharamineux. Mais cela ne suffit apparemment pas à calmer la fierté des paroissiens, car, en 1623, c'est le manoir et ses dépendances (ce sont surtout les terres qui intéressaient la collectivité), qui deviendront biens collectifs, au prix d'un nouvel emprunt de 1200 écus, contracté auprès du seigneur de … Sault Neuf.

La communauté  se heurtera ensuite en 1654 à Salvat d'Urtubie, nouveau seigneur de Sault. Celui-ci contestera  à la communauté le droit d'organiser un marché et sa propre police. Mgr d'Olce, évêque de Bayonne,  servit de conciliateur entre les deux parties et en 1655, Urtubie renonçait à ses prérogatives. En contrepartie, la communauté reconnaissait au seigneur de Sault Neuf les droits de préséance à l'église. Les Haspandars furent les précurseurs de ces conflits qui opposeront les communautés aux nobles et qui se généraliseront au cours du XVIII° siècle.

D'autres incidents surviennent en 1662, ils contestent les droits honorifiques à l'église en 1662, ils seront déboutés par le sénéchal de Bayonne. En 1705, Bernard Saint Bois, nouvel abbé, qui se fera appeler " baron de Navailles " (suite à  l'acquisition de cette terre en 1708), relance la procédure contre le vicomte de Saint Esteben, nouveau seigneur de Sault. Les deux parties s'accommoderont d'un arrangement en 1709 ; il demeurera tant bien que mal en vigueur jusqu'en 1789.

En 1784, 
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