la culture du Béarn

Les Quilles de Neuf : ce jeu de quille est assez ancien. On dit même qu'il fut pratiqué par le roi Henri IV du temps de sa jeunesse béarnaise. Pratiqué sur un sol en terre battue, ce sport consiste à lancer une quille (dite quille de main) avec une boule pour effectuer une des 12 figures prédéfinies.

La cuisine

La cuisine Béarnaise est fameuse et réputée dans la France entière En voici quelques exemples pour nous mettre en appétit : La garbure (plat mijoté de choux haricots viande lard soupe epaisse), le confit d'oie ou de canard, la poule au pot dite "poule au pot Henri IV" et bien sur la sauce béarnaise.


Les Danses

Voici les principales danses pratiquées dans le Béarn:

" Lou Bach " ou le branle-bas
" les sauts " dansés par les hommes seuls
" lous Branlous " particulièrement pour les couples, qui s'y tiennent par la main

Le Chant

Le chant en Béarn existe depuis très longtemps. Il servait à accompagner certaines occasions de la vie courante (battage et dépouillement du maïs) et festive. (fêtes locales ou familiales).Le groupe le plus connu du pays est sans aucun doute "Nadau" mais d'autres tels "Escota si Plau" ou encore "Los De L'Ouzom" ménent aussi une carrière des plus belle.

                       Lou nousté Béarn , petit pays de cocagne de 4750 km², blotti au pied des Pyrénées,  occupe les 3/5 du département des Pyrénées Atlantiques (64), qu'il partage avec le Pays basque . Il est limité au sud par l'Espagne, à l'est par la Bigorre (les Hautes-Pyrénées) , à l'ouest par le Pays-Basque et au nord par le département des Landes.
La  terre de Béarn est noyée sous le vert dans toute l'étendue de sa palette.

  -   C'est un pays au relief général prononcé qu'adoucissent les terrasses alluviales des gaves , dites ribères (ou arribères) , qui font office de plaine . 
Les  petites collines du nord s'accentuent vers le sud , annonçant  la chaîne des Pyrénées qui s'élève subitement de plusieurs hectomètres, comme un rempart cyclopéen
.  Quatre magnifiques vallées se sont frayé un chemin dans cette barrière, avec le recours des glaciers auxquels ont succédé les  gaves : la vallée d'Ossau,  la vallée d'Aspe , la vallée du Barétous et la vallée de l'Ouzoum (qui débouche sur la Bigorre par le col du Soulor) . Grâce à cette brusque élévation, nos belles montagnes sont visibles de tout le Béarn, ce qui en fait un de ses plus beaux attraits.  Le majestueux pic du midi d' Ossau , vestige d'un ancien volcan en est l'élément le plus représentatif; il est dans l'axe de la route du sud, quand on sort de Pau, la capitale du Béarn et qu'on se dirige vers Oloron Sainte-Marie, autrefois capitale du petit et éphémère Comté d'Oloron.  Plus à l'ouest, flirtant avec l'Espagne, le massif d'Anie offre une variété de pics surprenante. 
               La zone nord de nos montagnes est incluse dans le
Parc National
des Pyrénées. Grâce à sa protection, la flore et la faune de nos montagnes ont pu être protégées (à part l'ours) . On y trouve de nombreuses fleurs à l'état plus ou moins endémique et une faune variée avec de grandes hardes d'isards côtoyant de nombreux "bancs" de marmottes. Pas en reste, la gent ailée dédaigne les esclaves des forces  gravitationnelles . Les vautours en sont les représentants  les plus imposants, qu'ils s'appellent vautours fauves, percnoptères d'Égypte ou gypaète barbu. Les béarnais ont eu un énorme chagrin dans l'automne maudit 2004, lorsque la dernière ourse béarnaise de souche a été tuée par un chasseur en haute vallée d'Aspe. Sous son nom de Cannelle, sonnaient des mots comme amour, harmonie, nature, intelligence, patience......Pendant des siècles, la montagne a été le royaume des ours , mais les progrès de la technologie et l'intolérance des hommes "aidant" , ils ont disparu en quelques décennies seulement. Il est vrai que les prélèvements réguliers de bétail en faisaient , l'été, un ennemi pour les bergers. Ceux-ci étaient aidés dans leur tâche par un chien unique, très courageux: le gros chien des Pyrénées dit Pastou, à ne pas confondre avec le petit labrit nerveux au caractère si particulier . Ces chiens étaient spécialisés dans la garde et la protection du bétail : brebis et vaches
. Le Béarn ne compte plus qu'une dizaine de troupeaux de vaches purement béarnaises, laquelle est son emblème depuis toujours

. Cependant les béarnais restent viscéralement attachés à leur vocation agro-pastorale et bien qu'en perte de vitesse, le travail de la terre est encore florissant avec la culture du maïs qui a trouvé en Béarn, sa terre de prédilection, et la culture de la vigne qui produit des vins variés et de qualité (Jurançon blanc, Madiran rouge, Rosé de Béarn..) . 

L'élevage prospère fournit par incidence d'excellents fromages (vaches, pur brebis ou mixtes) connus dans la France entière. Cet enracinement rural n'a pas empêché  le Béarn de prendre très tôt le tournant de l'industrialisation  (traitement de minerais, industrie textile, marbreries, tanneries, papeteries..) bien avant la découverte du gisement de gaz de Lacq (1951) et les usines à vocation aéronautique (Messier à Bidos et Arudy , Turboméca  à Bordes etc..)

                       Le Béarn a plus de mille ans d'existence; c'est une formation féodale. Il est issu du royaume de Gascogne. Ses premiers vicomtes étaient nommés Centulle avant que ne surgisse l'armada des Gaston . L'un des premiers : Gaston IV le Croisé eut un rôle primordial pour la souveraineté du Béarn, en participant à des croisades au Proche-Orient  et en aidant les aragonais à repousser les arabes. Il contribua à créer le réseau des chemins de Compostelle  qui sillonnent le Béarn, jalonnés d' espitaüs et de constructions religieuses ..  Le plus connu de ces Gaston est bien sûr Gaston Fébus de Foix-Béarn , stratège hors-pair. Après de nombreuses tergiversations accompagnées de tutelles, les d'Albret ont pris le pouvoir en Béarn et (associé aux Bourbons) amené l'un d'eux à la couronne de France; Henri III de Navarre, c'est-à-dire :  Henri IV
               Jusqu'à la Révolution , le Béarn conserva une grande autonomie, appuyant ses prétentions  à la souveraineté   sur de vieilles chartes nommées 
Fors rédigées dès le XI° siècle en  béarnais; qui était  la langue officielle. Le béarnais demeure une  langue merveilleuse, propre à susciter des vocations poétiques  et après une période creuse, il est de plus en plus pratiqué 
               L' organisation politico-administrative  était très structurée et codifiée, avec différentes
Cours se rencontrant pour prendre des décisions importantes lors des États de Béarn. Bien qu'ayant  l'apparence d'une monarchie éclairée, hormis pour ses vallées semi-indépendantes, le Béarn a présenté  les caractéristiques classiques de l'ancien régime avec ses seigneurs, ses nobles, ses bourgeois, ses manants assujettis,  ses serfs ( nommés  questaüs) en béarnais.  D'autres  catégories spécifiquement béarnaises sont venues s'immiscer dans cette panoplie; les domengers  ,  les  abbés laïques qui dirigeaient de paradoxales abbayes laïques,  et à l'opposé de ces catégories privilégiées, on trouvait les pauvres cagots; derniers des derniers, peuple rejeté d'origine toujours inconnue, assimilable aux intouchables indiens.  
            Pour prétendre à la souveraineté et garder ainsi son autonomie, le Béarn a dû se militariser et renforcer ses frontières en créant des
castelnaux puis des bastides . Les béarnais se sont montrés valeureux et  intrépides dans le passé, à l'image des 3 mousquetaires , réellement béarnais : Athos, Porthos et Aramis. D'ailleurs le nombre d'aventuriers,  de personnalités en tout genres et de sportifs béarnais de haut niveau , est révélateur à ce sujet
           Mais l'épisode le plus meurtrier du Béarn  a eu pour origine les guerres de religion avec l'année 1569 comme point d'orgue, dans un enchevêtrement inextricable dans lequel la question de l'indépendance du Béarn s'est trouvée étroitement mêlée. L'affrontement des catholiques et des protestants a mis à bas la quasi totalité du patrimoine immobilier. Malgré les prétentions de la Couronne de France à intégrer le Béarn,  et la présence d'Intendants, le Béarn est resté dans un état de quasi indépendance jusqu'à la Révolution qui l'a effacé des cartes administratives en le fondant dans les Basses-Pyrénées (devenues les Pyrénées Atlantiques , le 16 octobre 1969) , département  que le Béarn partage  avec le Pays basque . 
            En fil rouge tout au long de l'histoire du Béarn , la cellule de base de la société béarnaise a été l'
oustaü (casa dans les vallées), unité  indéfectible pour la sauvegarde de laquelle chaque membre de la famille consacrait sa vie.

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